Source : ASD – Eurospace
Défense :
En Europe, les dépenses de Défense consacrées aux satellites militaires devraient connaître une progression significative en raison des dépenses pour des systèmes de communications sécurisées, des systèmes d’alerte préalable, de reconnaissance, d’intelligence et de navigation par signaux. A l’heure actuelle, le budget annuel total, tous pays européens confondus, s’élève à 1 milliard d’euros. Avec un montant d’environ 17 milliards de dollars (selon des sources officielles), le budget spatial américain reste de loin le plus impor-tant au monde. Les entreprises étrangères désireuses de pénétrer ce marché ne peuvent le faire qu’en partenariat avec une entreprise de défense américaine.
Les communications sécurisées représentent un segment en plein développement en raison du déploiement croissant de forces armées hors de leur territoire national. Plutôt que d’acheter des équipements, nombre de ministères de la Défense préfèrent signer des contrats de type partenariat public-privé (
PPP). En vertu de ce modèle de contrat, le fournisseur de service construit le satellite et continue d’en être le propriétaire, mais il perçoit une rémunération au titre des services rendus. Cette formule présente l’avantage d’offrir une valeur d’usage supérieure aux ministères de la Défense. Parallèlement, les capacités excédentaires des satellites peuvent être revendues par l’opérateur à un autre utilisateur.
Projets institutionnels civils et commerciaux :
La demande en satellites de télécommunications est stable, après le repli accusé au début de cette décennie. Selon les prévisions du secteur, les commandes de satellites commerciaux devraient s’établir en moyenne autour de 18 à 20 par an à court terme. 19 ont été commandés en 2005.
La réunion du Conseil des ministres de l’Agence spatiale européenne (
ESA), les 5 et 6 décembre 2005 à Berlin, est un succès pour le secteur avec la confirmation du budget spatial de l’ESA de 8,26 milliards d’euros de 2006 à 2010 et l’adoption, à l’unanimité, d’un ensemble de résolutions favorables. C’est la garantie que les programmes institutionnels civils vont se poursuivre.
Le Conseil des ministres a également voté une résolution destinée à encourager les pays européens à privilégier les lanceurs d’origine européenne, pour le lancement de leurs satellites – une pratique courante aux Etats-Unis, en Chine et en Russie. En outre, les ministres ont accordé une rallonge annuelle de 2,5 % sur 5 ans au budget des programmes scientifiques de l’ESA.


