Construire sur nos succès
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| (M €) | 2005 | 2004 | Variation |
| Chiffre d’affaires | 2 698 | 2 592 | +4 % |
| Résultat opérationnel (EBIT) | 58 | 9 | +544 % |
| Prises de commandes | 2 322 | 5 658 | –59 % |
| Carnet de commandes | 10 931 | 11 311 | –3 % |
En 2005, la Division Espace a confirmé son retour à la rentabilité. Le résultat opérationnel a sensiblement progressé, à 58 millions d’euros (2004 : 9 millions d’euros). Cette amélioration témoigne de la croissance de l’activité et de l’impact positif de la restructuration malgré un environnement commercial toujours défavorable.
Le chiffre d’affaires s’est élevé à 2,7 milliards d’euros (2004 : 2,6 milliards d’euros), une hausse à laquelle toutes les Unités Opérationnelles de la Division – EADS Space Transportation, EADS Astrium et EADS Space Services – ont contribué. En fin d’exercice, le carnet de commandes de la Division s’établissait à 10,9 milliards d’euros (2004 : 11,3 milliards d’euros), gage de la poursuite de la croissance dans les prochaines années.
Solide appétit pour les communications militaires
Après le Royaume-Uni, l’Allemagne compte également parmi les clients de l’Unité Opérationnelle EADS Space Services. En effet, ce pays a présélectionné EADS dans le cadre d’un contrat pour la construction et l’exploitation de Satcom BW, son premier système satellitaire militaire. Alors que les ministères de la Défense sont de plus en plus souvent amenés à déployer leurs troupes hors du territoire national, ils ont besoin de communications par satellite sécurisées, qui leur sont fournies dans le cadre de contrats de construction et d’exploitation à moyen terme, réduisant au minimum leurs investissements. En décembre, le Royaume-Uni a souhaité une mise à jour de Skynet 5, programme de communications militaires d’avant-garde, afin d’y inclure un troisième satellite.
Toujours dans la défense, l’Etat français a conclu un contrat avec EADS Space Transportation pour le développement du démonstrateur de l’étage supérieur d’un missile balistique ; un autre contrat a été signé avec EADS Astrium portant sur un satellite militaire, ce qui confirme la volonté des autorités françaises de préparer l’avenir de leurs systèmes militaires avec l’aide d’EADS.
Progrès des activités spatiales commerciales
Le lanceur Ariane 5 ECA (d’une capacité de charge utile de dix tonnes) a réussi sa qualification en novembre ; il peut donc lancer les gros satellites de nouvelle génération, ce qui lui permet d’accroître sa rentabilité. Arianespace, dans laquelle EADS Space Transportation détient une participation de 29 %, a procédé au lancement de huit satellites et remporté sept nouveaux contrats. De son côté, sa filiale Starsem a procédé au lancement de trois satellites et remporté deux contrats supplémentaires.
Sur un marché extrêmement concurrentiel, EADS Astrium a signé son premier contrat avec SES ASTRA, opérateur de satellites luxembourgeois, et s’est vu octroyer un contrat par l’institut coréen de l’industrie aéro-spatiale et de la recherche (Korean Aerospace and Research Institute), pour la conception et la construction de son premier satellite de communication plurifonctionnel (communications, surveillance des océans et météorologie), tandis que trois satellites ont été mis en service commercial. Dans une démarche visant à anticiper les besoins des opérateurs de satellites, EADS Astrium a annoncé, au mois de juin, deux nouvelles initiatives communes. D’une part, Astrium développera avec Alcatel-Alenia Space le satellite Alphabus, pour assurer les services de prochaine génération dans le multimédia et la téléphonie mobile. D’autre part, Astrium et Antrix Corporation, la branche commerciale de l’organisation indienne de la recherche spatiale (Indian Space Research Organisation), vont développer et commercialiser en commun des satellites de communication.
En décembre, le rachat par la Division de la société Dutch Space, numéro un néerlandais du secteur spatial qui sera intégré au sein de Space Transportation, est venu élargir le périmètre des activités de la Division Espace en Europe.
Stabilité des activités institutionnelles
Le développement du système européen de navigation par satellite
Galileo reste en bonne voie, avec le lancement de quatre premiers satellites tests en décembre. Galileo Industries, dans laquelle EADS détient une participation de 38 %, est chargé de la construction de trois de ces satellites tests. En juin, les deux consortiums concurrents pour l’exploitation de Galileo ont fusionné. Ce nouveau consortium devrait se voir attribuer le contrat de concession relatif à l’exploitation du système courant 2006.
La localisation des infrastructures de
Galileo a été décidée : le siège sera à Toulouse et les fonctions opérationnelles seront réparties entre l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni et l’Espagne.
Pionnier des communications sécurisées par satellite, l’Unité Opérationnelle EADS Space Services est en position favorable pour remporter de nouveaux contrats sur ce marché en pleine expansion. De plus, la Division dispose de produits adaptés aux besoins en pleine évolution de ses clients, comme en attestent la qualification obtenue par son puissant lanceur Ariane 5 ECA, la fiabilité avérée de ses satellites modulaires Eurostar 3000 et son contrat pour la mise au point du satellite à haute performance, Alphabus. Sur le plan institutionnel, les perspectives d’activité sont stables à l’issue de la réunion du Conseil des ministres de l’Agence spatiale européenne (
ESA) de décembre 2005, qui a arrêté les budgets des quatre prochaines années. La poursuite du projet Galileo illustre la détermination de l’Europe à maintenir son indépendance dans le domaine spatial.
Pour l’exercice en cours, la Division poursuivra sur la voie de la croissance, tant au niveau de son chiffre d’affaires que de son résultat opérationnel. EADS Space Transportation et EADS Space Services seront les relais de cette solide progression du chiffre d’affaires. Les avancées en termes d’amélioration des coûts chez Astrium et Space Transportation, comme prévu dans le cadre de la rationalisation des activités et de l’amélioration de l’efficacité de la chaîne logistique, vont être source d’appréciation des marges. La progression du chiffre d’affaires et des marges entraînera une hausse du résultat opérationnel (EBIT).

