«L’industrie de la défense opère dans un environnement soumis à des contrôles stricts.»
Entretien avec John Harrison, Directeur juridique, Systèmes de Défense et de Sécurité
Peut-on parler de responsabilité sociale dans un Groupe, lorsque celui-ci exerce une activité de défense ?
Je crois que le fait même de participer au secteur de la défense est en soi socialement responsable. Pourquoi ? Parce que non seulement nous sommes un acteur de l’économie mondiale, mais nous apportons aussi un soutien aux Etats et aux organismes internationaux, tels que l’
OTAN, qui défendent et renforcent nos libertés et tous les avantages de notre société libre. D’un point de vue plus cartésien, l’industrie de la défense opère dans un environnement soumis à des contrôles juridiques stricts et un cadre réglementaire rigoureux.
Comment vous assurez-vous que les contrôles à l’exportation sont bien respectés ?
S’assurer que nous agissons conformément à l’ensemble des législations sur le contrôle des exportations est une affaire complexe. Une partie de mon métier consiste précisément à dénouer les fils de ces dispositifs. Nous devons identifier tout produit susceptible d’être concerné par une disposition légale, ce qui constitue pour nous une obligation minimum. Ces dispositions légales sont le plus souvent complétées par des règles spécifiques qui vont au-delà de la loi. Les personnes qui veillent au contrôle des exportations sont techniquement très pointues. Elles travaillent sur le terrain et ne sont pas enfermées dans une tour d’ivoire.
Nous demandons également les conseils d’experts qui nous indiquent ce qui peut être utilisé à des fins civiles et militaires, pour nous assurer du respect des restrictions imposées en matière d’exportation.
Nous ne nous contentons pas de suivre la loi à la lettre. Nous entretenons des échanges réguliers avec les autorités concernées. Difficile de faire plus !
Quels sont vos garde-fous contre la corruption ?
En tant qu’entreprise, nous ne tolérons aucune forme de corruption. Nous disposons de politiques et de procédures minutieusement détaillées, qui traitent de ce sujet précis et proposent un Code de bonne conduite, en matière d’invitations par exemple. Les règles seules ne sont pas suffisantes. Nous veillons rigoureusement à leur bonne application. Chaque salarié et partenaire d’EADS est tenu de respecter ces règles. Par ailleurs, le Groupe s’est doté d’un service qui veille au respect des règles et conseille les salariés sur ce qui est autorisé ou non.

