Explication détaillée des états financiers consolidés aux normes IFRS
Coût des produits vendus consolidé
Le coût des produits vendus consolidé est passé de 25,5 milliards d’euros en 2004 à 27,5 milliards d’euros en 2005. La marge brute, à 19,5 % est demeurée relativement stable par rapport à 2004.
Le coût des produits vendus consolidé est passé de 24,6 milliards d’euros en 2003 à 25,5 milliards d’euros en 2004. La marge brute est passée de 18,4 % en 2003 à 19,6 % en 2004, ce qui reflète l’effet d’une augmentation du nombre de livraisons chez Airbus et les retombées des importantes activités de restructuration mises en uvre dans la Division Espace en 2003.
Frais commerciaux et administratifs consolidés
Les frais commerciaux et administratifs consolidés ont légèrement augmenté en 2005, passant de 2,1 milliards d’euros en 2004 à 2,2 milliards d’euros en 2005, ce qui s’explique par une croissance générale des activités commerciales dans la plupart des domaines où EADS intervient.
Les frais commerciaux et administratifs consolidés ont légèrement diminué en 2004, passant de 2,2 milliards d’euros en 2003 à 2,1 milliards d’euros en 2004, ce qui s’explique par les résultats des programmes de sensibilisation aux coûts dans les BU, ainsi que par la poursuite des effets de la restructuration des activités générales et administratives d’EADS.
Frais de recherche et développement consolidés
Les frais de recherche et développement consolidés d’EADS sont restés stables en 2005, à 2,1 milliards d’euros, par rapport à 2004. Les frais de recherche et développement («
R&D ») liés à l’A380 comptabilisés au compte de résultat consolidé ont diminué, passant du pic de 1 082 millions d’euros atteint en 2003 à 813 millions d’euros en 2005 (contre 983 millions d’euros en 2004). Cette évolution reflète aussi l’application de la norme IAS 38 chez EADS, qui a entraîné la capitalisation de 293 millions d’euros de R&D en 2005, dont 259 millions se rapportent à Airbus pour l’A380. Les coûts de R&D d’Airbus comptabilisés au compte de résultat consolidé ont globalement baissé de 75 millions d’euros par rapport à leur niveau de 2004. Les autres frais de recherche et développement consolidés non liés à Airbus totalisaient 416 millions d’euros, soit une augmentation de 24 millions d’euros par rapport à 2004, due principalement au développement (i) du programme EC175 d’Eurocopter en Chine et (ii) des activités ISR de Military Air Systems. Voir « Principales caractéristiques, principes et estimations comptables – Frais de recherche et développement ».
Les frais de recherche et développement consolidés d’EADS ont baissé de 3 %, passant de 2,2 milliards d’euros en 2003 à 2,1 milliards d’euros en 2004. L’application de la norme IAS 38 chez EADS en 2004 a entraîné la capitalisation de 165 millions d’euros de
R&D, dont 152 millions se rapportent à Airbus pour l’A380. Les coûts de R&D d’Airbus comptabilisés au compte de résultat consolidé IFRS ont globalement baissé de 85 millions d’euros par rapport à leur niveau de 2003. Les autres coûts de R&D consolidés non liés à Airbus ont totalisé 392 millions d’euros, soit une augmentation d’environ 20 millions d’euros par rapport à 2003, générée essentiellement par le centre de recherche d’EADS.
Autres produits et autres charges consolidés
Les autres produits et autres charges consolidés représentent les profits et pertes résultant des cessions de participations, les revenus tirés de biens locatifs et les mouvements de certaines provisions.
Le solde net des autres produits et charges pour 2005 se chiffre à un montant positif de 69 millions d’euros, contre un montant positif de 137 millions d’euros pour 2004, reflétant essentiellement la non-récurrence de la reprise dans la Division DS d’une provision de 106 millions d’euros liée au litige Thales Euromissiles comptabilisée dans les autres produits consolidés au titre de l’exercice 2004.
Le solde net des autres produits et charges pour 2004 se chiffre à un montant positif de 137 millions d’euros, contre un montant négatif de (60) millions d’euros pour 2003, reflétant principalement l’impact de la reprise dans la Division DS de la provision de 106 millions d’euros incluse dans les autres produits consolidés.
Dotations aux amortissements des écarts d’acquisition
Du fait de l’adoption anticipée par EADS de la norme IFRS 3/IAS 36 révisée, les écarts d’acquisition ne sont plus amortis régulièrement à compter du 1er janvier 2004, mais font l’objet de tests annuels de perte de valeur. Les dotations aux amortissements des écarts d’acquisition s’élevaient à 0,6 milliard d’euros pour 2003. Aucune perte de valeur n’a été constatée en 2003, 2004 ou 2005.
Part consolidée des résultats des sociétés mises en équivalence et autres produits (charges) liés aux participations
La part consolidée des résultats des sociétés mises en équivalence et autres produits (charges) liés aux participations se compose essentiellement du résultat des sociétés consolidées selon la méthode de mise en équivalence, ainsi que des résultats provenant des participations qui ne sont pas consolidées.
EADS a comptabilisé en 2005 une part consolidée des résultats des sociétés mises en équivalence et autres produits (charges) liés aux participations de 225 millions d’euros contre 84 millions d’euros en 2004. Cette hausse de 141 millions d’euros reflète principalement le résultat de la participation d’EADS dans Dassault Aviation, y compris un rattrapage positif de 64 millions d’euros en 2005 sur les résultats de 2004 liés à la participation d’EADS dans Dassault Aviation, par rapport à un rattrapage négatif de (33) millions d’euros en 2004.
EADS a comptabilisé pour 2004 une part consolidée des résultats des sociétés mises en équivalence et autres produits (charges) liés aux participations de 84 millions d’euros contre 186 millions d’euros pour 2003. Cette baisse de 102 millions d’euros reflète avant tout un rattrapage négatif de (33) millions d’euros en 2004 sur les résultats de 2003 liés à la participation d’EADS dans Dassault Aviation, par rapport à un rattrapage positif en 2003 de 77 millions d’euros de résultat de 2002 relatif à la participation d’EADS dans Dassault Aviation.
Depuis le 1er janvier 2005, Dassault Aviation publie ses états financiers conformément aux normes IFRS. Voir « Notes annexes aux états financiers consolidés (IFRS) – Note 9 : Part des résultats des sociétés mises en équivalence et autres produits (charges) liés aux participations ».
Charge nette d’intérêts consolidée
La charge nette d’intérêts consolidée reflète le solde net des produits et des charges d’intérêts résultant des actifs ou des engagements financiers.
EADS a affiché en 2005 une charge nette d’intérêts consolidée de 155 millions d’euros, contre une charge nette d’intérêts consolidée de 275 millions d’euros en 2004. L’amélioration de la charge nette d’intérêts consolidée découle principalement de l’amélioration de la position de trésorerie nette d’EADS ainsi que la hausse des produits d’intérêts découlant des opérations de financement des ventes. Voir « Liquidités et ressources en capital – Dettes financières consolidées ».
EADS a affiché en 2004 une charge nette d’intérêts consolidée de 275 millions d’euros, contre une charge nette d’intérêts consolidée de 203 millions d’euros en 2003. Outre des charges d’intérêts plus élevées en 2004 sur les avances remboursables reçues des gouvernements européens, les charges d’intérêts sur le financement du programme Skynet/Paradigm en 2004 ont contribué à l’augmentation de la charge nette d’intérêts consolidée. Voir « Liquidités et ressources en capital – Dettes financières consolidées ».
Autres éléments du résultat financier consolidé
En 2005, le poste « Autres éléments du résultat financier consolidé » a augmenté, passant d’un solde négatif de (55) millions d’euros en 2004 à un solde négatif de (22) millions d’euros. Cette variation positive de 33 millions d’euros résulte essentiellement de l’effet positif de 147 millions d’euros en 2005 des fluctuations de change des soldes de trésorerie libellés en dollars U.S. sur les bilans libellés en euros ou en livres sterling des sociétés du Groupe, lesquelles avaient généré des résultats négatifs au poste « Autres éléments du résultat financier consolidé » au cours de l’exercice 2004. Cet effet positif a été compensé en partie par un effet négatif de (108) millions d’euros de variation de l’estimation à la valeur de marché des « contrats de dérivés incorporés ». Les « contrats de dérivés incorporés » sont des instruments financiers qui, comptablement, sont considérés comme incorporés à des commandes de matériel libellées en dollars U.S., lorsque le dollar U.S. n’est pas reconnu de façon concluante comme la devise dans laquelle le prix du matériel en question est habituellement libellé dans le commerce international et qu’il n’est pas la devise fonctionnelle des parties à la transaction.
Le poste « Autres éléments du résultat financier consolidé » a baissé en 2004, passant d’un solde positif de 148 millions d’euros en 2003 à un solde négatif de (55) millions d’euros. Cette variation résulte essentiellement de (i) l’effet réduit en 2004 des variations de valeur des engagements financiers libellés en dollars U.S. sur les bilans libellés en euros ou en livres sterling des sociétés du Groupe, lesquelles avaient généré des résultats positifs au poste « Autres éléments du résultat financier consolidé » au cours d’exercices antérieurs ; (ii) un effet négatif de (10) millions d’euros de variation de l’estimation à la valeur de marché des « contrats de dérivés incorporés » ; et (iii) des intérêts de retard enregistrés sur des redressements fiscaux en 2004.
En 2001, le report des livraisons d’appareils commerciaux en raison des événements du 11 septembre 2001 s’est traduit par un décalage entre les positions couvertes et les flux de trésorerie prévus. Un plan de report de couvertures a été effectué en 2002 et en 2003 pour réconcilier les échéances des couvertures devenues inadaptées avec les nouvelles dates de livraison. Le plan de report a été achevé le 31 décembre 2003. Si ce plan de report n’avait pas été mis en uvre, les couvertures devenues inadaptées auraient été considérées comme annulées d’un point de vue comptable. Comme ces couvertures avaient une valeur de marché négative à la clôture de l’exercice 2001, une annulation aurait eu un effet négatif sur les « Autres éléments du résultat financier consolidé ». Voir « Principales caractéristiques, principes et estimations comptables – Comptabilisation dans les états financiers des opérations de couverture ».
Impôts sur les bénéfices consolidés
Le taux d’imposition réel a été de 33 % en 2005. Voir « Notes annexes aux états financiers consolidés (IFRS) – Note 11 : Impôt sur les bénéfices ».
Intérêts minoritaires consolidés
Les intérêts minoritaires consolidés se sont élevés à 34 millions d’euros en 2005, contre 18 millions d’euros en 2004, reflétant principalement les droits de Finmeccanica (24 millions d’euros) et de DaimlerChrysler Luft – und Raumfahrt Holding AG (« DCLRH ») (11 millions d’euros) sur les résultats respectifs de MBDA et EADS Germany GmbH. La participation de 20 % de BAE Systems dans le bénéfice net d’Airbus a été retraitée conformément à la norme IAS 32 « Instruments financiers : informations et présentation », ce qui a entraîné un ajustement des intérêts minoritaires de 185 millions d’euros en 2004. Au 1er janvier 2005, les intérêts minoritaires consolidés ne comprennent plus la participation de 20 % de BAE Systems dans Airbus. Voir « Principales caractéristiques, principes et estimations comptables – Étendue et modifications du périmètre de consolidation » et « Notes annexes aux états financiers consolidés (IFRS) – Note 2 : Principales règles et méthodes comptables – IAS 32 Instruments financiers : informations et présentation » (révisée en 2004).
Les intérêts minoritaires consolidés se sont élevés à 18 millions d’euros en 2004, contre 12 millions d’euros en 2003, reflétant principalement les droits de Finmeccanica (21 millions d’euros) sur les résultats de MBDA.
Résultat net consolidé (Bénéfice pour la période imputable aux actionnaires de la société mère)
Compte tenu des éléments analysés ci-dessus, EADS a enregistré un bénéfice net consolidé de 1 676 millions d’euros pour 2005, contre un bénéfice net consolidé de 1 203 millions d’euros pour 2004 et un bénéfice net consolidé de 206 millions d’euros pour 2003.
En 2005, le résultat net de 2004 et 2003 a été retraité pour tenir compte de l’application rétrospective de la norme IAS 32 « Instruments financiers : informations et présentation » concernant l’option de cession de la participation de 20 % de BAE Systems dans Airbus. D’autre part, le résultat net de 2004 a été retraité pour tenir compte de l’application rétrospective de la norme IFRS 2 « Paiement fondé sur des actions », qui exige la constatation en charges du coût des régimes d’options d’achat d’actions des salariés.
Le tableau ci-dessous présente les ajustements apportés au résultat net des exercices 2003 et 2004 en raison de l’application des principes comptables décrits plus haut.
| Téléchargement |
| (en millions d’€) | Exercice clos le 31 décembre 2005 | Exercice clos le 31 décembre 2004 | Exercice clos le 31 décembre 2003 |
| Bénéfice (perte) net(te) consolidé(e) publié(e) | 1 676 | 1 030 | 152 |
| Retraitement conformément à la norme IFRS 2 | - | (12) | - |
| Retraitement conformément à la norme IAS 32 | - | 185 | 54 |
| Bénéfice net consolidé retraité(1) | 1 676 | 1 203 | 206 |
| (1) | Le bénéfice net consolidé pour 2005 tient compte de l’effet positif de 289 millions d’euros découlant de l’application de la norme IAS 32 révisée « Instruments financiers : informations et présentation » sur les Intérêts minoritaires et de l’impact négatif de (33) millions d’euros découlant de l’application de la norme IFRS 2. |
Résultat par action
Le résultat de base par action a progressé de 0,61 euro par action, passant de 1,50 euro par action en 2004 (après retraitement du résultat net décrit ci-dessus) à 2,11 euros par action en 2005. Le nombre d’actions en circulation au 31 décembre 2005 s’élevait à 797 140 426. Le dénominateur utilisé pour calculer le bénéfice par action était de 794 734 220, reflétant le nombre moyen pondéré d’actions en circulation au cours de l’exercice. En 2003, EADS a constaté un résultat de base par action de 0,26 euro (après retraitement du résultat net décrit ci-dessus).
Le bénéfice dilué par action a progressé de 0,59 euro par action, passant de 1,50 euro par action en 2004 (après retraitement du résultat net décrit ci-dessus) à 2,09 euros par action en 2005. Le dénominateur utilisé pour calculer le bénéfice dilué par action était de 800 216 353, reflétant le nombre moyen pondéré d’actions en circulation au cours de l’exercice, ajusté pour prendre en compte l’effet de la conversion de toutes les actions ordinaires potentielles. En 2003, EADS a constaté un bénéfice dilué par action de 0,26 euro (après retraitement du résultat net décrit ci-dessus). Voir « Notes annexes aux états financiers consolidés (IFRS) – Note 20 : Capitaux propres consolidés » et « Note 35 : Bénéfice par action ».
