Variation de la position de trésorerie nette

En général, EADS finance ses activités de production et ses programmes de développement de produits, et en particulier de nouveaux appareils commerciaux, par la combinaison de plusieurs sources : flux de trésorerie générés par ses activités d’exploitation, acomptes et avances versés par les clients, partage des risques avec des sous-traitants et avances remboursables consenties par les gouvernements européens. En outre, EADS bénéficie, pour ses activités militaires, de contrats de recherche et développement financés par les États. En fonction de ses besoins, EADS est susceptible de lever des fonds sur les marchés de capitaux.

Le tableau ci-dessous présente la variation de la position de trésorerie nette consolidée d’EADS au cours des périodes indiquées.

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(en millions d’€) Exercice clos le 31 décembre 2005 Exercice clos le 31 décembre 2004
     
Trésorerie nette en début d’exercice 3 961 3 105
Ajustement pour tenir compte du nouveau traitement des contrats de location incorporés(1) (97)
Trésorerie nette consolidée ajustée en début d’exercice 3 961 3 008
Flux de trésorerie brute liés à l’exploitation(2) 3 868 2 858
Variation des autres éléments d’exploitation
(actifs et passifs)
1 239 2 155
dont variation des avances remboursables européennes (103) 2
Trésorerie affectée aux activités d’investissement(3) (2 694) (3 399)
quote-part affectée aux investissements en capital (2 818) (3 017)
quote-part affectée aux opérations de financement-clients 174 (188)
autres (50) (194)
Rachat d’actions propres par la Société (288) (81)
Distribution aux actionnaires (396) (320)
Paiements liés aux dettes sur options de vente accordées aux intérêts minoritaires(4) (93) (64)
Augmentation de capital 187 43
Autres variations de la situation financière (295) (239)
dont passif financier sans recours pour EADS (121) (369)
Trésorerie nette consolidée au 31 décembre 5 489 3 961
Flux de trésorerie disponible(3) 2 413 1 614
dont flux de trésorerie disponible avant financement des clients 2 239 1 802
(1) Les contrats de location incorporés sont inscrits en passifs financiers.
(2) Représente les flux financiers provenant de l’exploitation, à l’exclusion des variations du besoin en fonds de roulement.
(3) Ne tient compte ni (i) des investissements ou des cessions de valeurs mobilières de placement (cessions de 10 millions d’euros en 2004 ; investissements de 559 millions d’euros en 2005), qui sont considérés comme de la trésorerie et non des placements, et ce uniquement aux fins de cette présentation de la trésorerie nette, ni (ii) des variations de la trésorerie dues à des variations de périmètre (9 millions d’euros en 2004 ; 12 millions d’euros en 2005), ni enfin (iii) des augmentations du financement-clients lorsqu’il est sans recours pour EADS ((369) millions d’euros pour 2004 ; (121) millions d’euros pour 2005).
(4) Représente les dividendes versés à BAE Systems au titre de sa participation de 20 % dans Airbus.

La position de trésorerie nette s’élève au 31 décembre 2005 à 5 489 milliards d’euros, soit une hausse de 38,6 % par rapport à celle au 31 décembre 2004. Cette augmentation reflète (i) une rentabilité accrue sur un volume de livraisons en augmentation chez Airbus, (ii) une optimisation du besoin en fonds de roulement grâce à l’encaissement d’avances sur contrats au fur et à mesure de la croissance du carnet de commandes, (iii) les effets d’une focalisation en cours dans l’ensemble de la Société sur la gestion de trésorerie, et (iv) l’impact positif sur la trésorerie des activités de financement-clients (opérations de cession de créances). Ces facteurs positifs ont été compensés en partie par (i) un accroissement des stocks de 3,3 milliards d’euros (notamment pour les programmes A380 et A400M), (ii) la poursuite des dépenses d’investissement chez Airbus et dans la Division Espace, (iii) la distribution de 396 millions d’euros aux actionnaires et (iv) le rachat d’actions pour 268 millions d’euros.

Flux de trésorerie bruts liés à l’exploitation

En 2005, les flux de trésorerie bruts liés à l’exploitation se sont accrus de 1 010 millions d’euros pour atteindre 3 868 millions d’euros, reflétant principalement le niveau de résultat plus élevé généré au cours de l’exercice (augmentation de 473 millions d’euros par rapport à 2004, avant intérêts minoritaires).

Variations du poste « Autres éléments d’exploitation (actifs et passifs) » (Besoin en fonds de roulement)

Le besoin en fonds de roulement se compose des créances clients, de la valeur nette des stocks, d’autres actifs et charges constatées d’avance diminués des dettes fournisseurs, des autres dettes (y compris les avances clients) et des produits constatés d’avance.

La variation du besoin en fonds de roulement s’est soldée par un impact positif sur la position de trésorerie nette en 2005 (1,2 milliard d’euros) et 2004 (2,2 milliards d’euros). Le principal élément ayant contribué à cette variation positive du besoin en fonds de roulement est le niveau accru d’avances reçues avant livraison de la part des clients (environ 4,2 milliards d’euros en 2005, contre 1,8 milliard d’euros en 2004), compensé en partie par la variation des stocks bruts (environ (3,3) milliards d’euros en 2005 et 0,4 milliard d’euros en 2004), reflétant principalement la montée en puissance de la production de l’A380 chez Airbus.

Avances remboursables reçues de gouvernements européens. Au 31 décembre 2005, le montant total des avances remboursables reçues de la part des gouvernements européens, comptabilisées au bilan au poste « Autres dettes d’exploitation », s’élève à 5,3 milliards d’euros, intérêts courus compris.

Au cours de 2005, les nouvelles avances remboursables reçues des gouvernements européens se sont élevées à 0,4 milliard d’euros et les remboursements à 0,5 milliard d’euros. Un montant de 0,24 milliard d’euros d’intérêts courus relatifs à ces avances au titre de 2005 a été comptabilisé au bilan, au poste « Autres dettes d’exploitation ».

Le tableau suivant présente la répartition de la totalité des avances remboursables des gouvernements européens en cours par produit/projet.

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(en milliards d'€) 2005 2004
     
Avions long-courrier et à fuselage large 1,8 2,0
A380 2,8 2,5
Eurocopter 0,2 0,2
Autres mouvements 0,5 0,4
EADS 5,3 5,1

Trésorerie affectée aux activités d’investissement

La Direction classifie la trésorerie affectée à ses activités d’investissement en trois catégories : (i) les dépenses d’investissements industriels, (ii) les opérations de financement-clients et (iii) les investissements nets dans les filiales.

Dépenses d’investissements industriels. Les dépenses d’investissements industriels (investissements en immobilisations corporelles et incorporelles) se sont élevées à 2,8 milliards d’euros en 2005 contre 3,0 milliards d’euros en 2004. Le montant total des dépenses de ce type liées au programme A380 a atteint 0,8 milliard d’euros en 2005, contre 1,3 milliard d’euros en 2004 (y compris les frais de recherche et développement capitalisés). Voir « Partie 2/ Airbus – Offre de produits et services ». À ce jour, le montant cumulé des dépenses d’investissement liées à l’A380 est de 4,5 milliards d’euros, chiffre qui comprend la capitalisation de certains prototypes pour un montant d’environ 0,3 milliard d’euros.

Le reste de ces dépenses concerne les autres programmes d’Airbus, à hauteur de 1,0 milliard d’euros (dont 0,2 milliard d’euros pour le programme A400M) ainsi que des programmes supplémentaires d’autres Divisions, pour un montant de 1,0 milliard d’euros, y compris la montée en puissance des satellites Skynet 5 chez Paradigm Secure Communication Ltd. Hors dépenses relatives à Airbus et à Paradigm, les autres Divisions d’EADS engagent environ 0,5 milliard d’euros par an en dépenses d’investissement destinées à la poursuite de leurs activités. Les investissements réalisés pour la location d’avions sont inclus dans les activités de financement-clients, et non dans les dépenses d’investissement industriel, même si les actifs concernés peuvent être ensuite comptabilisés parmi les immobilisations corporelles.

Pour la période 2006 à 2007, il est prévu que l’augmentation des investissements d’EADS interviendra, pour l’essentiel, dans le cadre des activités d’Airbus, notamment pour le développement des programmes A380, A350 et A400M. Voir « Partie 2/ Airbus – Offre de produits et services ».

Financement-clients. Les flux de trésorerie nette consolidée générés par les financements-clients se sont élevés à 174 millions d’euros en 2005. EADS a pour objectif de structurer les financements de manière à faciliter la cession ou la réduction future de son risque. Cette diminution de trésorerie de 174 millions d’euros résulte principalement des versements reçus au titre des cessions ; les remboursements des locations-financements et des emprunts en cours durant l’exercice font plus que compenser l’accroissement des financements-clients. Voir « Financement des ventes ».

Autres flux. Pour 2005, le chiffre négatif de (50) millions d’euros reflète essentiellement les investissements nets dans les filiales, dont l’acquisition de la branche PMR de Nokia.

Flux de trésorerie disponible

Par suite des éléments évoqués ci-dessus, les flux de trésorerie disponible représentent un solde positif de 2,4 milliards d’euros en 2005, contre 1,6 milliard d’euros en 2004. Le solde positif des flux de trésorerie disponible avant financement-clients s’élève à 2,2 milliards d’euros en 2005 contre 1,8 milliard d’euros en 2004.

Autres variations de la situation financière

Les diminutions de trésorerie respectives de (239) millions d’euros en 2004 et de (295) millions d’euros en 2005 reflètent principalement l’impact des financements-clients sans recours.


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