
Le chiffre d’affaires a progressé de 15 %, à 39,4 milliards d’euros en 2006 (2005: 34,2 milliards d’euros). Cette hausse a été soutenue par l’ensemble des Divisions, et plus particulièrement par Airbus mais également par Eurocopter et Astrium.

En 2006, l’EBIT s’est établi à 399 millions d’euros (2005: 2 852 millions d’euros). Il a été fortement pénalisé par l’impact des retards de l’A380, les charges liées à l’A350, l’impact des taux de change, le niveau élevé des frais de Recherche & Développement (R&D) et les pertes enregistrées par EADS Sogerma.

Le résultat net de 99 millions d’euros (2005: 1 676 millions d’euros), soit 0,12 euro par action (2005: 2,11 euros) reflète essentiellement l’évolution de l’EBIT du Groupe.

Les flux de trésorerie disponible, financement-client compris, sont restés élevés à 2 milliards d’euros (2005: 2,4 milliards d’euros). La réduction croissante des actifs de financement-client a compensé l’évolution défavorable du fonds de roulement.

La position de trésorerie nette est demeurée stable, à 4,2 milliards d’euros à fin 2006 (2005: 5,5 milliards d’euros). Elle a été affectée par l’acquisition de la participation de 20 % de BAE Systems dans Airbus (2,75 milliards d’euros) et le paiement des dividendes. Après le paiement à BAE, elle s’est une nouvelle fois appréciée.

Pour la première fois, le chiffre d’affaires total des activités de défense d’EADS a franchi la barre des 10 milliards d’euros en 2006 (2005: 7,7 milliards d’euros), dopé par la hausse du chiffre d’affaires des Divisions Avions de Transport Militaire et Défense & Sécurité, ainsi qu’Eurocopter et Astrium.

À fin décembre 2006, le carnet de commandes d’EADS s’élevait à 262,8 milliards d’euros (2005: 253,2 milliards d’euros). Cette augmentation du carnet de commandes a été réalisée malgré un impact de 17 milliards d’euros, dû à sa réévaluation à une parité EUR/USD moins favorable.

Les activités de défense ont poursuivi leur progression. Le carnet de commandes s’est établi à 52,9 milliards d’euros en fin d’année (fin 2005: 52,4 milliards d’euros). D’importantes percées ont été réalisées, notamment avec la commande d’hélicoptères passée par l’armée américaine et grâce à une plus grande diversification du portefeuille de produits.

En 2006, EADS a continué d’affecter une part de ressources plus importante que ses homologues à la recherche et au développement, en consacrant plus de 6 % de son chiffre d’affaires aux investissements dans l’innovation. La Direction d’EADS a la ferme conviction que cet investissement est indispensable pour préserver son leadership technologique et sa position concurrentielle.

En 2006, EADS employait un total de 116 805 salariés, soit une augmentation de 3 %. La croissance des effectifs a été la plus forte au sein des Divisions Astrium et Eurocopter.
