Continuer à se poser des questions…

Lutz Bertling, Directeur d'Eurocopter (photo)
Quelles sont nos forces ?

« Nos clients bénéficient de la qualité de nos hélicoptères, d’une offre inégalée qui couvre l’ensemble des missions, de notre présence internationale et de notre détermination à être à la pointe de l’innovation. Voilà pourquoi nous sommes numéro un sur le marché. »
Lutz Bertling, Président d’Eurocopter

Jean Botti, Directeur technique (photo)

Où pouvons nous nous améliorer ?

« C’est par la rigueur de notre culture technique et de notre recherche que nous pourrons proposer à nos clients, les solutions les meilleures et les plus innovantes. »
Jean Botti, Directeur technique

Action

Après les difficultés rencontrées en 2006, EADS s’est fixé des objectifs clairs : relever les défis apparus durant l’année et ensuite renouer avec la croissance. Les problèmes sont identifiés. Les difficultés liées à l’industrialisation de l’A380 ont lourdement pesé sur l’EBIT en 2006, et les conséquences financières de cette situation pénaliseront le Groupe pendant plusieurs années. Par ailleurs, le Groupe réalise une part importante de son chiffre d’affaires en dollars (près de 90 % dans le cas d’Airbus). La faiblesse de la monnaie américaine, qui a perdu 40 % de sa valeur depuis le lancement du programme A380, nous handicape par rapport à la concurrence, dès aujourd’hui et à l’avenir. Enfin, nous devons accélérer la vitesse de développement de nos nouveaux avions, afin de lancer très rapidement la production de l’A350XWB, notre appareil de moyenne capacité de nouvelle génération. Bien que ces difficultés concernent essentiellement Airbus, l’ensemble de nos cinq Divisions a également pris des mesures pour soutenir l’effort de rationalisation du Groupe.

Nous avons réagi rapidement pour restructurer Airbus et procéder à son intégration. Le programme Power8, qui vise à rétablir la compétitivité d’Airbus, a été lancé. D’ici à 2010, il devrait permettre d’économiser 5 milliards d’euros de trésorerie et de générer, à compter de 2010, une économie annuelle de 2 milliards d’euros. Pour ce faire, la gestion de trésorerie sera optimisée, le développement des nouveaux appareils accéléré et notre effort technologique maintenu, enfin les coûts seront réduits et notre productivité améliorée. Power8 nous aidera notamment à financer le programme de développement de l’A350XWB. Les mesures d’amélioration ne se limitent cependant pas à Airbus. Nous redoublons d’efforts pour accroître l’intégration dans l’ensemble du Groupe. Les fonctions Finance, Recherche & Technologie, Achats et Ressources Humaines sont centralisées, afin de renforcer le contrôle et la coordination de nos activités et dégager des économies d’échelle. Nous avons gelé les salaires des cadres dirigeants et nous réduirons de 10 % les effectifs du siège du Groupe d’ici à fin 2007. Ces économies ne seront pas populaires, mais elles sont indispensables. Au-delà de toutes ces mesures, EADS poursuit désormais un objectif unique, qui s’impose à toutes ses Divisions. Notre nouvelle devise est : « pas de surprise, pas de secret, pas de mirage. » Nous devons revoir nos façons de penser, rationaliser notre organisation et abattre les barrières nationales, un sujet jusqu’à présent tabou. Nous allons faire d’EADS une entreprise véritablement intégrée. Grâce à Power8 et à l’intégration, nous allons renforcer le rôle de leader joué par EADS sur les marchés internationaux. En bref, nous allons redresser la barre.

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besoins de demain.


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