Performances en termes d’EBIT*, division par division

On trouvera ci-dessous le détail de l’GlossaireEBIT* consolidé d’EADS, division par division, pour les trois derniers exercices.

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(en millions d’€)

Exercice clos le 31 décembre 2006

Exercice clos le 31 décembre 2005

Exercice clos le 31 décembre 2004

 

 

 

 

Airbus

(572)

2 307

1 919

Avions de transport militaire

75

48

26

Eurocopter

257

212

201

Systèmes Défense et Sécurité

348

201

226

Astrium

130

58

9

Total EBIT* divisionnaire

238

2 826

2 381

Autres activités

(288)

(171)

2

SS/Consolidation(1)

449

197

49

EADS

399

2 852

2 432

(1)

SS/Consolidation reflète principalement l’annulation de la provision pour pertes à terminaison relative au programme A400M enregistrée chez Airbus et inclut également les résultats du siège principal, qui consiste essentiellement dans la « part des résultats des sociétés mises en équivalence » provenant de la participation d’EADS dans Dassault Aviation.

2006 comparé à 2005. L’EBIT* consolidé d’EADS a baissé à 0,4 milliard d’euros en 2006 par rapport à 2,9 milliards d’euros en 2005. Cette diminution est principalement le résultat de la perte chez Airbus et des charges de dépréciation et de restructuration enregistrées chez EADS Sogerma. Elle a été légèrement compensée par une augmentation de l’GlossaireEBIT* des quatre autres divisions d’exploitation d’EADS.

L’EBIT* d’Airbus est tombé à (0,6) milliard d’euros en 2006, alors qu’il était de 2,3 milliards d’euros en 2005, ce qui traduit essentiellement (i) des dépassements de coûts, des provisions et des charges de dépréciation enregistrées à l’occasion du programme A380, (ii) une provision pour pertes à terminaison enregistrée relativement au programme A400M, et (iii) une provision enregistrée pour le rachat d’engagements de livraison dans le cadre de commandes fermes pour l’ancien avion A350. Voir « Vue d’ensemble — Évolutions importantes en 2006 : programmes et restructuration ». Les facteurs suivants ont également contribué à la baisse constatée en 2006 par rapport à 2005 : (i) un impact négatif d’environ 720 millions d’euros des effets de change relatifs (x) aux taux moins favorables, d’une façon générale, des Glossairecouvertures arrivées à échéance en 2006 par rapport à 2005 (sur la base du taux de conversion moyen pondéré d’Airbus pour 2006, soit €-$U.S. de 1,10, contre €-$U.S. de 1,04 en 2005), qui ont eu un effet négatif de 820 millions d’euros, et (y) à un certain impact positif de la réévaluation de certains éléments d’actif et de passif et d’autres ajustements de change expliqués ci-dessus sous la rubrique « Considérations, règles et estimations comptables critiques — Change », ainsi que (ii)  une augmentation de 376 millions d’euros des frais de recherche et développement en 2006. La baisse de l’EBIT* a été partiellement compensée par une augmentation du nombre d’avions livrés (434 en 2006, contre 378 en 2005), ainsi que par des gains d’efficacité de l’exploitation résultant principalement du programme d’économies de coûts « Route 06 », pour un total d’environ 500 millions d’euros.

L’EBIT* de la Division Avions de transport militaire est passé de 48 millions d’euros en 2005 à 75 millions d’euros en 2006, ce qui reflète principalement la marge sur la constatation des revenus suite à la réalisation de cinq jalons dans le cadre du programme A400M en 2006 (ce qui comprend l’impact positif de 17 millions d’euros sur l’EBIT du décalage de reconnaissance des revenus pour un jalon au premier trimestre de 2006), contre un seul jalon seulement en 2005.

L’EBIT* de la Division Eurocopter a atteint 257 millions d’euros en 2006, contre 212 millions d’euros en 2005, principalement grâce (i) au niveau record des livraisons (381 en 2006, contre 334 en 2005) avec un effet de composition/ « mix » favorable, (ii) aux progrès réalisés dans les programmes militaires et (iii) à l’augmentation des activités d’assistance à la clientèle. Cet impact de volume a été en partie compensé par (i) un effet négatif du U.S. dollar, (ii) des frais de vente et d’administration supérieurs suite à l’accélération de l’activité, et (iii) des coûts accrus de contrats de production relatifs au NH90.

L’EBIT* de la Division Défence & Sécurité s’est élevé à 348 millions d’euros pour 2006 contre 201 millions d’euros pour 2005, principalement du fait (i) de meilleures performances d’exploitation, (ii) de plus-values réalisées en 2006 pour un total de 127 millions d’euros (principalement sur la vente de LFK GmbH à MBDA), et (iii) d’une baisse des coûts de 58 millions d’euros en 2006 pour les projets d’avions sans pilote (« ASP »), qui ont eu en 2005 un impact négatif de 100 millions d’euros sur l’EBIT*. La hausse de l’EBIT* a été partiellement compensée par des coûts de restructuration supérieurs de 73 millions d’euros à ceux de 2005 et par des effets de périmètre.

L’EBIT* d’Astrium est passé à 130 millions d’euros pour 2006 contre 58 millions d’euros pour 2005, ce qui reflète principalement (i) une augmentation des volumes relative aux progrès réalisés dans la production d’Ariane 5, dans la livraison de missiles balistiques et dans les services Paradigm, et (ii) l’impact positif des gains de productivité résultant des efforts de restructuration des exercices antérieurs.

L’EBIT* des Autres activités a baissé de 117 millions d’euros par rapport à 2005, pour atteindre (288) millions d’euros. La baisse est due en premier lieu à des charges de dépréciation d’actifs et à des provisions pour restructuration enregistrées chez EADS Sogerma avant la vente au Groupe TAT en janvier 2007 de la participation résiduelle de 60 % dans Sogerma Services, ainsi que des actions des filiales Barfield et Sogerma Tunisie. EADS Sogerma a enregistré un EBIT* de (351) millions d’euros en 2006 (contre (237) millions d’euros en 2005), avec une perte d’exploitation sous-jacente de (96) millions d’euros en plus de ces charges de dépréciation et de ces provisions pour restructuration. La perte chez EADS Sogerma a été partiellement compensée par un EBIT* positif chez ATR, EFW et Socata.

L’EBIT* de la division Siège social / Consolidation est passé à 449 millions d’euros pour 2006 contre 197 millions d’euros pour 2005, traduisant principalement l’annulation dans la consolidation de la provision relative au programme A400M enregistrée chez Airbus. Voir « Vue d’ensemble — Evolutions importantes en 2006 : programmes et restructuration ». Cette augmentation a été partiellement compensée par une baisse de la « part des résultats des sociétés mises en équivalence » découlant de la participation d’EADS dans Dassault Aviation, laquelle reflète l’absence de rattrapage en 2006 du bénéfice de Dassault Aviation pour 2005 (contre un rattrapage de 64 millions d’euros constaté en 2005 pour les résultats de 2004).

2005 comparé à 2004. L’EBIT* consolidé d’EADS est passé à 2,9 milliards d’euros pour 2005 contre 2,4 milliards d’euros pour 2004, ce qui reflète principalement de meilleures performances chez Airbus.

L’EBIT* d’Airbus est passé à 2,3 milliards d’euros pour 2005 contre 1,9 milliard d’euros pour 2004, ce qui reflète (i) une augmentation du nombre d’avions livrés (378 en 2005 contre 320 in 2004) et (ii) des gains d’efficacité de l’exploitation résultant du programme d’économies de coûts « Route 06 » mis en œuvre en 2002 (totalisant 400 millions d’euros à la fin de l’exercice 2005). Ces facteurs positifs ont été partiellement compensés par un effet de change négatif de (670) millions d’euros des taux moins favorables, d’une façon générale, des couvertures arrivant à échéance en 2005 par rapport à 2004 (sur la base du taux de change composé d’Airbus pour 2005, soit €-$U.S. de 1,04, contre €-$U.S. de 0,98, en 2004).

L’EBIT* de la Division MTA est passé à 48 millions d’euros pour 2005, contre 26 millions d’euros pour 2004, ce qui reflète une réduction des frais de recherche et développement, ainsi que la non-récurrence en 2005 des coûts de départ anticipé à la retraite enregistrés en 2004.

L’EBIT* de la Division Eurocopter est passé à 212 millions d’euros pour 2005 contre 201 millions d’euros pour 2004, ce qui reflète une augmentation de 20 % des livraisons (334 en 2005, contre 279 en 2004) et les effets de la première consolidation d’Australian Aerospace. Cet impact de volume a été partiellement compensé par (i) l’effet négatif du U.S. dollar, (ii) un effet de composition négatif, (iii) des frais de vente et d’administration plus élevés, et (iv) des frais de GlossaireR&D accrus pour l’EC 175.

L’EBIT* de la Division DS est tombé à 201 millions d’euros pour 2005 contre 226 millions d’euros pour 2004 (somme qui incluait le déblocage d’une provision de 106 millions d’euros relative à la fin d’une procédure l’opposant à Thales). En dépit de l’amélioration des performances d’exploitation de la division en 2005, les projets d’avions sans pilote (« ASP ») ont eu un impact négatif de 100 millions d’euros sur l’EBIT* pour 2005. Les charges de restructuration ont été inférieures de 53 millions d’euros à celles de 2004, tandis que les frais de recherche et développement étaient supérieurs de 22 millions d’euros.

L’EBIT* d’Astrium est passé à 58 millions d’euros pour 2005 contre 9 millions d’euros pour 2004, ce qui reflète principalement (i) l’impact positif des efficacités d’exploitation résultant des efforts de restructuration des exercices précédents et (ii) le déblocage d’une provision pour créances enregistrée en 2004 pour Starsem.

Les pertes d’exploitation et de dépréciation, ainsi que les charges de restructuration, constatées chez Sogerma en 2005 ont entraîné une baisse de 173 millions d’euros de l’EBIT* des Autres activités par rapport à 2004. Les pertes chez Sogerma se sont accrues de 198 millions d’euros et ont été partiellement compensées par une amélioration de l’EBIT* positif chez ATR, Socata et EFW.

L’EBIT* de la division Siège social / Consolidation est passé à 197 millions d’euros pour 2005 contre 49 millions d’euros pour 2004, ce qui reflète principalement l’augmentation de la « part des résultats des sociétés mises en équivalence » découlant de la participation d’EADS dans Dassault Aviation, incluant une mise à jour positive de 64 millions d’euros des résultats IFRS pour 2004 de Dassault Aviation (contre une mise à jour négative de (33) millions d’euros en 2004), ainsi que des gains provenant de ventes immobilières, pour un total de 31 millions d’euros.

Impact des couvertures sur l’EBIT*. Près des deux tiers des revenus consolidés d’EADS pour 2006 étaient libellés en monnaies autres que l’euro. Étant donné la nature à long terme de ses cycles d’activité (attestés par son carnet de commandes, qui s’étale sur plusieurs années), EADS couvre une portion importante de son risque net de change afin d’atténuer l’impact des fluctuations de change sur son EBIT*. Voir « Activités de couverture — Cours de change » et « Risques liés aux marchés financiers — Exposition au risque de change ». Outre l’impact des activités de couverture sur l’EBIT* d’EADS, ce dernier est également affecté dans une mesure bien moindre par l’impact de la réévaluation de certains éléments d’actif et de passif commercial au cours de clôture et par les ajustements de change relatifs à Airbus.

En 2006, des couvertures de flux de trésorerie couvrant environ 14,7 milliards $ U.S. des produits libellés en dollars U.S. d’EADS sont arrivées à échéance. En 2006, le cours de change moyen pondéré utilisé pour la comptabilisation des revenus couverts libellés en dollars U.S. était de 1,12 €-$ U.S., contre 1,06 €-$ U.S. en 2005. Cette différence a entraîné une baisse de l’EBIT* d’environ 900 millions d’euros en 2006 par rapport à 2005, dont environ 820 millions d’euros chez Airbus. Cette baisse a été partiellement compensée par l’impact positif de 100 millions d’euros de la réévaluation de certains éléments d’actif et de passif et d’autres ajustements de change chez Airbus.

En 2005, des couvertures de flux de trésorerie couvrant environ 12,7 milliards $ U.S. des produits libellés en dollars U.S. d’EADS sont arrivés à échéance. En 2005, le cours de change composé utilisé pour la comptabilisation des produits couverts libellés en dollars U.S. était de 1,06 €-$ U.S., contre 0,99 €-$ U.S. en 2004. Cette différence a entraîné une baisse de l’EBIT* d’environ 720 millions d’euros en 2005 par rapport à 2004, dont environ 648 millions d’euros chez Airbus.

Le tableau ci-dessous énonce le montant national des couvertures de change en place au 31 décembre 2006, ainsi que les cours moyens du U.S. dollar applicables à l’EBIT* correspondant.

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2007

2008

2009

2010

2011

Total

 

 

 

 

 

 

 

Total couvertures
(en milliards de dollars U.S.)

15,7

13,9

9,3

5,1

1,1

45,1

Dont €-U.S.$

13,9

12,3

7,9

4,2

0,8

39,1

Dont £-U.S.$

1,8

1,6

1,4

0,9

0,3

6,0

Cours à terme (en U.S. $)

 

 

 

 

 

 

€-U.S.$

1,15

1,13

1,17

1,23

1,23

 

£-U.S.$

1,58

1,57

1,63

1,71

1,74

 

Restructuration. Des charges de restructuration pour un total de 168 millions d’euros ont été enregistrées en 2006, contre 62 millions d’euros en 2005. Pour 2006, celles-ci comprennent de nouvelles provisions et des charges pour l’exercice courant se rapportant principalement (i) à la Division Défence & Sécurité (108 millions d’euros), (ii) à la restructuration chez Sogerma (42 millions d’euros), et (iii) au Siège social (18 millions d’euros). La charge de restructuration correspondante, qui reste à mettre en œuvre, est principalement comptabilisée en fin d’exercice aussi bien comme provision qu’en autres éléments de passif.


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