Le tableau ci-dessous récapitule les variations du total des capitaux propres consolidés pour l’exercice allant du 1er janvier 2006 au 31 décembre 2006.
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(en millions d’€) |
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Solde au 31 décembre 2005 |
13 207(1) |
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Variations des gains et pertes actuariels |
(714) |
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Écarts d’évaluation à la juste valeur cumulés (AOCI) |
975 |
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dont conversion monétaire des éléments ci-dessus |
(324) |
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Bénéfice de l’exercice |
115 |
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Distribution en liquide aux actionnaires d’EADS N.V. / dividendes versés aux minorités |
(536) |
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Augmentation de capital |
94 |
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Achat d’actions de trésorerie |
(35) |
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Paiements fondés sur des actions (IFRS 2) |
40 |
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Autres |
6 |
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Solde au 31 décembre 2006 |
13 152 |
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(1) |
Le solde du total des capitaux propres consolidés au 31 décembre 2005 reflète l’application de la norme IAS 19 révisée « Avantages du personnel ». Voir « Notes annexes aux États financiers consolidés (IFRS) — Note 2 : Principales règles et méthodes comptables » et « Note 21b : Provisions pour régimes de retraite ». |
La baisse du total des capitaux propres consolidés en 2006 reflète principalement les effets (i) des variations des gains et pertes actuariels, qui correspondent à leur tour à la première inclusion d’une provision relative au déficit net des régimes de retraite de BAE Systems au R.U., et (ii) de la distribution aux actionnaires et des dividendes versés aux minoritaires au cours de l’exercice 2006. Ces facteurs ont été partiellement compensés par des variations des écarts de réévaluation à la juste valeur cumulée (« AOCI ») et du bénéfice net de l’exercice. On trouvera ci-dessous une discussion des AOCI et de leur impact sur le total des capitaux propres consolidés. Pour une discussion des autres postes affectant le montant total des capitaux propres consolidés, voir « Notes annexes aux États financiers consolidés (IFRS) — Note 20 : Total capitaux propres ».
En 2006, les AOCI ont augmenté de 975 millions d’euros. Cette variation des AOCI est attribuable à la variation positive (après comptabilisation des impôts différés) de l’évaluation au prix du marché en fin d’exercice de la portion du portefeuille de
couvertures d’EADS remplissant les conditions requises pour une comptabilité de couverture dans le cadre de la norme IAS 39.
La norme IAS 39 – Impact sur les AOCI
Au 31 décembre 2006, le montant notionnel du portefeuille de couvertures en cours remplissant les conditions requises pour une comptabilité de
couverture dans le cadre de la norme IAS 39 (« couvertures de flux de trésorerie ») totalisait environ 45,1 milliard de dollars U.S., bénéficiant de couvertures par rapport à l’euro et à la livre sterling. L’évaluation au cours du marché en fin d’exercice du portefeuille de couvertures de flux de trésorerie d’EADS a entraîné une variation positive d’évaluation des AOCI de 1,2 milliard d’euros à partir du 31 décembre 2005, sur la base d’un cours de clôture de €-$U.S. de 1,32, contre une variation négative d’évaluation des AOCI de 3,7 milliards d’euros au 31 décembre 2005 par rapport au 31 décembre 2004, sur la base d’un cours de clôture de €-$U.S. de 1,18.
Les valeurs positives avant impôt au cours du marché des couvertures de flux de trésorerie sont comprises dans le poste « autres actifs », tandis que les valeurs négatives avant impôt au cours du marché des couvertures de flux de trésorerie sont comprises dans le poste « provisions pour instruments financiers ». Les fluctuations d’année en année de la valeur de marché des couvertures de flux de trésorerie sont comptabilisées en AOCI. Ces ajustements des AOCI sont nets des variations correspondantes des actifs d’impôts différés (pour les couvertures de flux de trésorerie dont l’évaluation au prix du marché est négative) et du passif d’impôts différés (pour les couvertures de flux de trésorerie dont l’évaluation au prix du marché est positive).
On trouvera ci-dessus un graphique présentant les mouvements des AOCI liés aux couvertures de flux de trésorerie pour les trois derniers exercices (en m€).

Du fait de la variation positive de l’évaluation à la juste valeur de marché du portefeuille des couvertures de flux de trésorerie en 2006, l’actif net lié aux AOCI est passé à 5,0 milliard d’euros en 2006, alors qu’il était de 3,0 milliards d’euros en 2005. L’effet fiscal correspondant, à hauteur de 0,6 milliard d’euros, a augmenté le passif d’impôts différés lié aux AOCI, qui était de 1,7 milliard d’euros au 31 décembre 2006.
Impact sur les AOCI des ajustements de change
L’impact négatif de (324) millions d’euros sur les AOCI en 2006, lié à des ajustements de change (AC), reflète les conséquences (d’un montant négatif de (78) millions d’euros) de la fusion par absorption du Groupement d’intérêt économique Airbus (« GIE Airbus ») (entité libellée en dollars U.S.) avec Airbus SAS (entité libellée en euros), ainsi que les effets négatifs de l’affaiblissement du U.S. dollar Avant la fusion, les opérations du GIE Airbus étaient enregistrées au cours de change courant de l’exercice, à l’exception de celles qui étaient couvertes à l’aide d’instruments financiers. À compter du 1er janvier 2004, les opérations de l’ex-GIE Airbus sont enregistrées sur la base des cours de change historiques. De ce fait, aucun AC supplémentaire n’est généré par les opérations de l’ex-GIE Airbus. La portion des AC en attente au 31 décembre 2003, comptabilisée relativement aux éléments non monétaires hors bilan relatifs aux transactions réalisées à compter du 1er janvier 2004 (soit principalement des livraisons d’avions), est progressivement transférée au compte de résultat consolidé, au fur et à mesure de ces livraisons. Voir « Considérations, règles et estimations comptables critiques — Conversion des états financiers établis en monnaies étrangères ».
