Caractère cyclique du marché de l’aviation
En 2007, le chiffre d’affaires combiné d’Airbus et d’ATR a représenté environ les deux tiers du chiffre d’affaires consolidé d’EADS. Le marché des avions commerciaux destinés au transport de passagers a suivi par le passé des tendances cycliques, dues en particulier à des changements dans la demande des passagers en matière de transport aérien qui est elle-même liée essentiellement à la croissance économique ou à celle du produit intérieur brut (« PIB »). D’autres facteurs jouent néanmoins un rôle important pour connaître le marché des avions commerciaux destinés au transport de passagers, tels que (i) le vieillissement et l’obsolescence technique de la flotte par rapport aux nouveaux avions, (ii) le nombre et les caractéristiques des appareils retirés du marché et immobilisés dans l’attente d’une éventuelle remise en service, (iii) les taux de remplissage, (iv) la politique tarifaire des compagnies aériennes, (v) la santé financière des compagnies aériennes, (vi) la déréglementation du secteur et (vii) les contraintes environnementales imposées aux activités du secteur de l’aviation. EADS estime que le caractère cyclique du marché des appareils destinés au transport de passagers va perdurer, et que les éventuels renversements de tendances de l’économie mondiale sont susceptibles d’avoir un impact négatif sur ses résultats opérationnels futurs et sur sa situation financière.
EADS estime actuellement que les livraisons d’appareils commerciaux vont atteindre un pic en 2011-2012 qui sera suivi ultérieurement par un déclin. Mais les changements de la conjoncture économique ou de la situation financière du secteur de l’aéronautique pourraient se traduire par des demandes de clients ayant pour objet le report de commandes ou des annulations de commandes contractuelles fermes qu’EADS pourrait accepter. En outre, la liquidation ou la faillite de compagnies aériennes pourrait entraîner l’annulation de leurs commandes existantes. En cas de survenance, ces facteurs pourraient réduire signification le chiffre d’affaires d’EADS et sa capacité à générer des bénéfices.
Conséquences des actes de terrorisme, des épidémies et des catastrophes aériennes sur le marché de l’aviation
Comme l’attestent les attentats terroristes de New York et Madrid, et les épidémies causées par le virus du Syndrome respiratoire aigu sévère (« SRAS ») ainsi que par la grippe aviaire, le terrorisme et les épidémies peuvent avoir des effets négatifs sur la perception que les voyageurs ont de la sécurité et du confort du transport aérien, ce qui peut donc conduire à une réduction de la demande de transport aérien et d’avions commerciaux. Toute situation de guerre dans une région donnée est également susceptible d’affecter l’envie du public de voyager. En outre, les catastrophes aériennes peuvent avoir un impact négatif sur la perception que les voyageurs ou les autorités de réglementation ont de la sécurité d’une catégorie d’avion donnée, de sa technique de conception ou d’une compagnie aérienne en particulier. Suite à des attentats, épidémies ou autres catastrophes, une compagnie aérienne peut être confrontée à une diminution soudaine de la demande de son trafic aérien et peut être contrainte de prendre des mesures coûteuses de sécurité et de sûreté. De tels événements et leurs impacts négatifs sur le secteur aérien, ou sur certaines compagnies aériennes, sont susceptibles d’affecter EADS en cas de baisse des commandes de tous ou certains types d’appareils. En outre, les clients d’EADS peuvent être amenés à différer la livraison de nouveaux avions, voire à annuler des commandes.
Dépendance vis-à-vis des dépenses publiques et de certains marchés
Sur un marché donné, les dépenses publiques (y compris le budget défense) dépendent d’un ensemble complexe de facteurs géopolitiques et de contraintes budgétaires. Les dépenses publiques peuvent connaître des fluctuations importantes selon les pays et d’une année sur l’autre. Des conditions économiques et politiques défavorables ou un ralentissement de l’économie sur les marchés d’EADS peuvent entraîner une réduction des dépenses publiques et avoir des conséquences négatives sur les futurs résultats des activités de la Société ou sur sa situation financière.
Lorsque plusieurs pays coopèrent dans le cadre d’un programme d’approvisionnement de Défense nationale ou dans d’autres contrats d’approvisionnement, toute contrainte économique, politique ou budgétaire affectant l’un de ces pays peut avoir un impact négatif sur la capacité d’EADS à obtenir ou à exécuter les contrats concernés. Par exemple, en 2008, il est prévu que l’Agence Spatiale Européenne fixe un budget et définisse des priorités de financement pour 2010 et au-delà de cette date, ce qui pourrait avoir un effet significatif sur les activités d’Astrium.
En outre, une partie importante du carnet de commandes d’EADS (y compris celui d’Airbus) est concentrée sur certaines régions et certains pays, incluant notamment les États-Unis, la Chine, l’Inde et les Émirats Arabes Unis. Des conditions économiques et politiques défavorables ou une conjoncture difficile dans ces pays ou dans ces régions peuvent avoir un impact négatif sur les futurs résultats des activités d’EADS et d’Airbus ou sur leur situation financière.
Émergence de partenariats public-privé et d’initiatives de financement privé
Dans une mesure qui ne cesse d’augmenter dans le domaine de la défense nationale, les clients, en particulier au Royaume-Uni, exigent des propositions et attribuent les contrats en vertu de dispositifs qualifiés de partenariats associant secteur public et secteur privé (« PPP ») ou d’initiatives de financement privé (« IFP »). Les PPP et les IFP se distinguent nettement des ventes traditionnelles d’équipements militaires, dans la mesure où ils intègrent souvent les éléments suivants :
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Fourniture de services opérationnels complets tout au long de la durée de vie de l’équipement militaire ;
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Propriété et financement du matériel concerné par un tiers autre que le client, notamment le fournisseur de l’équipement militaire ;
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Conformité obligatoire aux exigences spécifiques requises par le client s’agissant des règles de comptabilité publique ou des réglementations gouvernementales applicables en la matière ; et
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Modalités autorisant le fournisseur de services à rechercher de nouveaux clients pour absorber les capacités non utilisées.
EADS est partie à différents contrats de type PPP ou IFP notamment par le biais de Paradigm avec Skynet 5 et les services de télécommunications qui y sont associés et est également impliquée dans d’autres offres de type IFP, telles que le projet Avion Ravitailleur Stratégique (FSTA). L’une des complexités afférentes aux contrats de type IFP se situe dans la répartition des risques entre les différentes parties ainsi que dans le calendrier de cette répartition sur la durée de vie du projet.
Rien ne permet de garantir dans quelle mesure EADS pourra efficacement (i) postuler pour les futurs programmes PPP ou IFP, (ii) accomplir les services prévus en vertu desdits contrats, (iii) financer l’acquisition du matériel et la fourniture régulière des services y afférents ou (iv) avoir accès aux marchés pour y commercialiser ses excédents. EADS peut ainsi se trouver confrontée à des risques politiques, budgétaires, réglementaires ou concurrentiels non prévus au cours de la durée des programmes PPP ou IFP.
Concurrence et accès au marché
La plupart des activités d’EADS font l’objet d’une concurrence très vive. Airbus a notamment connu de fortes pressions à la baisse sur les prix. Selon EADS, certains des motifs sous-jacents à l’origine de cette guerre des prix ont été atténués par les restructurations en cours dans le secteur de l’aéronautique et de la Défense nationale. Néanmoins, certains clients ont su faire jouer la concurrence à leur avantage dans divers domaines, notamment pour les prix et les conditions de paiement. Rien ne permet de garantir que la concurrence ne va pas s’intensifier, particulièrement dans un contexte de repli économique prolongé.
De plus, beaucoup de contrats visant des produits de l’aéronautique et de la Défense nationale sont attribués, implicitement ou explicitement, sur la base d’une préférence nationale. Bien qu’EADS constitue un regroupement multinational, ce qui contribue à élargir son marché intérieur, la Société reste en situation de désavantage concurrentiel dans certains pays, notamment hors d’Europe, face à certains fournisseurs locaux et pour certains produits. Compte tenu de l’importance stratégique et de la sensibilité politique des secteurs de l’aéronautique et de la Défense nationale, les considérations politiques pèseront sur le choix de nombreux produits dans un avenir prévisible.
Disponibilité des financements publics
Depuis 1992, l’Union européenne et les États-Unis ont agi dans le cadre d’un accord fixant les modalités et conditions de l’aide financière que les gouvernements peuvent apporter aux fabricants d’avions civils. Toutefois, fin 2004, les États-Unis ont cherché à dénoncer unilatéralement cet accord, à la suite de quoi les États-Unis comme l’Union Européenne ont entamé devant l’Organisation Mondiale du Commerce (« OMC ») des procédures à l’encontre de l’autre partie. Aucun accord n’a encore été trouvé sur les principaux points litigieux, même si les deux parties ont exprimé le désir de négocier un compromis qui permettrait d’assurer un équilibre en matière de financement du développement de nouveaux avions. Il est possible que les modalités et les conditions d’un nouvel accord éventuel, ou l’issue de la procédure devant l’OMC, limitent l’accès d’EADS aux fonds de partage des risques des projets de grande envergure, ou mettent la Société dans une situation défavorable par rapport à ses concurrents américains en matière d’accès à des fonds publics.
Au cours des années précédentes, EADS et ses principaux concurrents ont bénéficié de divers types de financements publics pour la recherche et le développement de produits. Ainsi, EADS a reçu des avances remboursables de certains États pour le financement du programme de l’avion commercial A380. Par ailleurs, des discussions sont en cours avec certains pays de l’Union européenne pour le financement du programme d’avion commercial A350 XWB. Compte tenu, notamment, des procédures mentionnées ci-dessus, il ne peut être fourni aucune assurance sur la disponibilité de ces financements publics dans l’avenir, qu’il s’agisse de ces programmes ou d’autres projets.
Produits et services de haute technologie
EADS propose à ses clients des produits et services dont la technologie est souvent à la pointe du progrès et dont la conception et la fabrication peuvent présenter un niveau élevé de complexité. Ces produits nécessitent de grands efforts d’intégration et une coordination rigoureuse tout au long de la chaîne de production. La plupart des produits d’EADS doivent pouvoir fonctionner dans des conditions d’utilisation très difficiles. Bien que la conception et les méthodes de fabrication et d’essai des produits d’EADS soient particulièrement sophistiquées, il ne peut être garanti que ces produits ou services seront développés, fabriqués ou exploités avec succès, ni que leur développement et leurs performances seront conformes aux attentes.
Certains contrats conclus par EADS lui imposent de renoncer à une partie des bénéfices escomptés, de percevoir des paiements moins élevés, de prévoir un lancement de remplacement ou d’autres produits ou services ou encore de faire une réduction sur le prix de ventes ultérieures à un même client dans l’hypothèse d’un retard de livraison des produits ou d’un défaut de performances de ceux-ci. Rien ne permet de garantir que des pénalités pour défaut de performance ou pour annulation de contrats ne seront pas infligées si EADS ne respecte pas ses délais de livraison ou ses autres obligations contractuelles.
Par exemple, suite aux difficultés de fabrication rencontrées par EADS en 2006 au niveau de son programme A380, certains clients ont décidé d’annuler leurs commandes pour l’avion de fret A380. En 2007, EADS a annoncé des retards de livraison sur son programme A400M. En 2006 et en 2007, l’EBIT* d’EADS en a été affecté de manière négative, notamment en raison des pénalités contractuelles qui doivent être versées à certains clients en raison des retards de livraison. Pour obtenir de plus amples informations, voir « Discussion et analyse par la Direction de la situation financière et des résultats d’exploitation – Vue d’ensemble – Évolutions importantes en 2006 et 2007 : programmes et restructuration ».
Rien ne permet de garantir que des difficultés similaires à celles rencontrées dans le cadre du développement de l’A380 et de l’A400M ne surviendront pas à l’avenir. Outre les coûts liés à la garantie des produits défectueux, à l’exécution des contrats et aux mesures nécessaires pour remédier aux déficiences, des difficultés de cette nature sont susceptibles d’entraîner une augmentation des coûts ou une baisse du chiffre d’affaires, en particulier en cas d’annulation de contrats, avec des conséquences négatives sur les futurs résultats des activités d’EADS et sur sa situation financière. Toute difficulté future risque également d’avoir un impact négatif significatif sur la réputation des produits d’EADS.
Principaux programmes de recherche et développement
Bon nombre des principaux secteurs d’activité d’EADS se caractérisent par des frais de recherche et développement importants et nécessaires et requièrent des investissements initiaux considérables. Les plans de développement stratégiques qui sont à l’origine de ces engagements de dépenses prévoient souvent un retour sur investissement étalé sur une longue période. Ils anticipent également sur la période un taux de rentabilité suffisant pour justifier l’investissement initial. Il ne peut être donné aucune garantie que les hypothèses de marché, commerciales et techniques sous-jacentes à ces plans de développement stratégiques et par conséquent la période d’amortissement ou les taux de rentabilité envisagés par ces plans d’activité, se vérifieront. EADS prévoit une augmentation importante de ses frais de recherche et développement consolidés au cours des années à venir, en raison de la montée en puissance des nouveaux programmes dans toutes les Divisions, en particulier le développement de l’A350 XWB.
La réussite des nouveaux programmes dépend également de la capacité d’EADS à recruter et à fidéliser des ingénieurs en aéronautique et d’autres professionnels possédant les compétences techniques et l’expérience requises pour répondre à ses besoins spécifiques. Selon la tendance du marché, la demande est souvent supérieure à l’offre ce qui se traduit par une vive concurrence pour recruter des professionnels qualifiés. Rien ne garantit qu’EADS soit en mesure de recruter et de fidéliser le personnel dont elle a besoin pour mener à bien ses programmes. Si EADS n’y parvenait pas, ou si le taux de rotation du personnel d’EADS augmentait, cette situation pourrait avoir un impact négatif à l’avenir sur les résultats des activités d’EADS et sa situation financière.
Programme de redressement « Power8 »
EADS a annoncé le lancement d’un important programme de réduction des coûts et de restructuration d’Airbus, intitulé « Power8 ». Ce programme passe en revue tous les aspects de la Société afin de la rendre plus rationnelle, plus intégrée, plus efficace et plus productive. Dans le cadre du programme Power8, la direction d’Airbus cherche à réaliser des réductions de coûts drastiques et à dégager de la trésorerie afin de porter à 2,1 milliards d’euros la contribution à l’EBIT* à partir de 2010, et de générer 5 milliards d’euros de flux de trésorerie supplémentaires cumulés sur la période 2007-2010. Il est prévu qu’une partie importante des économies de coûts provienne d’une réduction des effectifs d’Airbus de l’ordre de 10 000 postes (le personnel intérimaire et les sous-traitants présents sur sites représentant environ 50 % de ces suppressions).
Ces réductions de coûts ont été calculées sur la base d’estimations préliminaires. Les données réelles sont susceptibles de varier de manière significative par rapport à ces estimations. En particulier, les mesures de réduction des coûts envisagées par EADS reposent sur les circonstances actuelles et ne tiennent pas compte des augmentations de coûts qui pourraient résulter de changements affectant les opérations de la Société ou son secteur d’activité, notamment le développement de nouvelles activités, l’augmentation des prix et des salaires ou tout autre facteur. Les résultats futurs des activités d’EADS, et sa situation financière, risquent d’être affectés de manière négative si la Société ne parvient pas à mettre en œuvre avec succès les mesures de réduction des coûts prévues ou si ces efforts ne génèrent pas à l’avenir les économies escomptées.
Outre le risque de ne pas atteindre le niveau de réduction des coûts prévu dans le cadre de Power8, EADS risque également de devoir supporter des coûts de mise en œuvre supérieurs aux prévisions, selon l’issue des négociations en cours avec les représentants du personnel et autres. Il est probable qu’un mouvement de résistance interne s’organise à divers niveaux suite aux divers plans de restructuration interne et aux mesures de réduction de coûts prévues dans le cadre de Power8, incluant des cessions de sites par Airbus et la sous-traitance de travaux supplémentaires à des partenaires partageant les risques. Les restructurations, les fermetures d’usines, les cessions de sites et la réduction des effectifs peuvent également nuire aux relations entre EADS et son personnel, ainsi qu’à ses relations publiques et ont conduit, et pourraient conduire, à des grèves et/ou manifestations. Si ces grèves et/ou manifestations devaient se prolonger ou si le coût du programme de mise en œuvre de Power8 s’avérait plus élevé que prévu à l’issue de ces négociations, les résultats des activités d’EADS et sa situation financière risqueraient d’être affectés à l’avenir de manière négative.
Enfin, EADS pourrait ne pas parvenir à réaliser intégralement les bénéfices anticipés des cessions de sites par Airbus. Ces cessions pourraient se traduire par une implication financière continue dans les activités cédées, par le biais de garanties et d’autres montages financiers faisant suite à la transaction. Ces cessions pourraient également donner lieu à une dépréciation à la date de clôture ou avant la date de clôture, susceptible d’avoir, dans l’avenir, un impact négatif sur les résultats des activités d’EADS. Les performances des partenaires partageant les risques intervenant sur les activités cédées pourraient également ne pas correspondre aux prévisions.
Montée en puissance industrielle
EADS a enregistré ces dernières années des niveaux de commandes d’avions record. La Société a donc accéléré son rythme de production de façon à respecter les délais de livraison prévus, particulièrement chez Airbus et Eurocopter. EADS fonctionne à un niveau de production très soutenu et toute augmentation supplémentaire de son rythme de production sera tributaire de nombreuses contraintes, notamment l’exécution des plans de performance internes, la disponibilité des composants et des matières premières (en particulier l’aluminium, le titane et les éléments composites), et du personnel qualifié, la transformation de matières premières en composants et assemblages et les performances des fournisseurs et des sous-traitants, tout particulièrement les fournisseurs d’équipements « buyer-furnished ». Tout dysfonctionnement de l’un ou l’autre de ces facteurs est de nature à provoquer des retards de livraison pouvant entraîner, selon les délais enregistrés, des coûts supplémentaires, un rééchelonnement des livraisons par les clients, voire l’annulation de leurs commandes.
Risques spécifiques à certains programmes
Outre les risques mentionnés ci-dessus, EADS est également confrontée à des risques spécifiques liés à certains de ses programmes. La liste figurant ci-dessous ne prétend pas être exhaustive. Elle souligne les facteurs de risques actuellement considérés comme significatifs par la Direction.
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Programme A380. Le programme A380 et les retards de livraison du très gros porteur annoncés en 2006 posent les principaux défis suivants : (i) gérer les contraintes touchant la chaîne des fournisseurs, en raison de la montée en puissance rapide de la production dans les années à venir ; (ii) éviter les interruptions de production pouvant découler de la mise en œuvre du programme Power8, en particulier en ce qui concerne son impact sur les relations avec le personnel ; (iii) introduire et mettre en œuvre avec succès la nouvelle maquette numérique de production du futur A380. La capacité d’EADS à faire face avec succès à ces défis est fondamentale pour procéder sans heurts à la « deuxième vague » de production des appareils, c’est-à-dire ceux fabriqués après les 25 exemplaires initiaux ;
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Programme A350 XWB. Le programme A350 XWB pose à EADS les principaux défis suivants : (i) réaliser les objectifs techniques au début de la phase de définition détaillée, (ii) assurer la montée en puissance du personnel qualifié, tout particulièrement pour les contraintes et la conception des matériaux composites, (iii) sécuriser la réalisation des objectifs de coûts récurrents, (iv) assurer que la nouvelle structure découlant de Power8 se traduise par un développement effectif, (v) assurer les performances des partenaires partageant les risques, y compris ceux sélectionnés pour les sites que doit céder Airbus, et (vi) finaliser le choix d’un second moteur ;
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Programme A400M. Le programme A400M pose les principaux défis suivants : (i) respecter le calendrier révisé de développement et de livraison lorsque le moteur, certains systèmes et éléments de la cellule de l’avion sont toujours en phase de développement et d’essais, ce qui constitue un programme très ambitieux jusqu’au premier vol jusqu’à la livraison ultérieure de l’avion, (ii) gérer un programme d’essais en vol qui diffère de façon significative de celui d’un avion commercial Airbus, et (iii) s’assurer que l’avion est homologué pour un usage commercial et qu’il répond aux exigences militaires requises par les clients du programme dans chacun des pays concernés ; et
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Programme NH90. Le programme NH90 pose les principaux défis suivants : (i) respecter le calendrier de développement et les objectifs de coût des programmes de développement des diverses versions ; (ii) gérer le processus d’industrialisation accélérée du programme et les contraintes correspondantes imposées à la chaîne des fournisseurs.
Engagements de financement de retraites
EADS participe à plusieurs régimes de retraite concernant le personnel de Direction comme le personnel non dirigeant. Certains de ces plans ne sont pas financés à hauteur des engagements. Pour de plus amples informations sur ces régimes, voir « Discussion et analyse par la Direction de la situation financière et des résultats d’exploitation » et « Notes aux états financiers consolidés (IFRS) – Note 22b : Provisions pour régimes de retraite ». Malgré la provision comptabilisée par EADS dans son bilan, sur la base d’estimations actuelles, de sa part d’engagements non financés au titre de ces régimes, il ne peut être garanti que ces estimations ne soient pas revues à la hausse dans l’avenir, ce qui conduirait EADS à comptabiliser des provisions supplémentaires pour ces régimes. Ces provisions supplémentaires auraient, à leur tour, un effet négatif sur la totalité des fonds propres d’EADS (net d’impôts différés), ce qui pourrait alors se traduire par un impact négatif sur sa situation financière future.
