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- Niveau de l’EBIT* par Division
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Niveau de l’EBIT* par Division
On trouvera ci-dessous le détail de l’EBIT* consolidé d’EADS, division par division, au titre des trois derniers exercices.
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(en millions d’€) |
Exercice clos le 31 décembre 2007 |
Exercice clos le 31 décembre 2006 |
Exercice clos le 31 décembre 2005 | ||||
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| ||||
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Airbus |
(881) |
(572) |
2 307 | ||||
|
Avions de transport militaire |
(155) |
75 |
48 | ||||
|
Eurocopter |
211 |
257 |
212 | ||||
|
Défense & Sécurité(1) |
340 |
348 |
201 | ||||
|
Astrium |
174 |
130 |
58 | ||||
|
Total EBIT* divisionnaire |
(311) |
238 |
2 826 | ||||
|
Autres activités |
94 |
(288) |
(171) | ||||
|
Siège/Consolidation(2) |
269 |
449 |
197 | ||||
|
Total |
52 |
399 |
2 852 | ||||
2007 comparé à 2006. L’EBIT* consolidé d’EADS a baissé de 87 %, passant de 0,4 milliard d’euros pour 2006 à 0,1 milliard d’euros pour 2007, ce qui reflète principalement l’accroissement des pertes d’Airbus ainsi que les pertes de la Division Avions de transport militaire. Cette baisse a été partiellement compensée par une augmentation de l’EBIT* des Autres activités et de celui d’Astrium.
L’EBIT* d’Airbus a baissé de 54 %, passant de (0,6) milliard d’euros en 2006 à (0,9) milliard d’euros en 2007, ce qui reflète essentiellement (i) une nouvelle dotation aux provisions pour perte à terminaison sur le programme A400M, (ii) une provision pour charges de restructuration relative à la mise en œuvre du programme Power8, (iii) des charges enregistrées sur le programme A350 XWB, et enfin (iv) une dégradation du prix des avions livrés, ceci à hauteur d’environ (0,2) milliard d’euros. Voir « Aperçu d’ensemble – Évolutions importantes en 2006 et 2007 : programmes et restructuration ». Parmi les autres facteurs ayant contribué à la baisse, il convient de citer l’impact négatif, à hauteur d’environ (0,2) milliard d’euros, des effets de change relatifs (i) aux taux moins favorables, d’une façon générale, des couvertures arrivées à échéance en 2007 par rapport à 2006 (sur la base du cours de conversion composé d’Airbus pour 2007, qui était de 1,14 €-USD, contre 1,10 €-USD en 2006) qui ont eu un effet négatif de (0,4) milliard d’euros, (ii) à la réévaluation des provisions pour contrats déficitaires, qui a eu un effet négatif à hauteur de (0,4) milliard d’euros, (iii) partiellement compensé par les gains sur les couvertures affectées initialement aux livraisons A380 arrivant à échéance et un impact positif de la réévaluation de certains éléments d’actif et de passif et d’autres ajustements de change. Voir « Considérations, règles et estimations comptables critiques – Conversion des états financiers établis en monnaie étrangère ». La baisse de l’EBIT* a été partiellement compensée par (i) une augmentation du nombre d’avions livrés (453 en 2007, comparé à 434 en 2006), (ii) la baisse des charges relatives au programme A380, et (iii) les premières économies générées par le plan Power8.
L’EBIT* de la Division Avions de transport militaire est passé de 75 millions d’euros en 2006 à (155) millions d’euros en 2007, baisse qui reflète principalement (i) une réduction de marge de (92) millions d’euros enregistrée relative au programme A400M du fait du retard annoncé, associé à une constatation de produits sur deux jalons techniques seulement en 2007 comparée à cinq en 2006, et (ii) (62) millions d’euros de réduction de valeur des stocks relative aux avions de moyenne envergure et aux appareils légers. Voir « Aperçu d’ensemble – Évolutions importantes en 2006 et 2007 : programmes et restructuration ».
L’EBIT* de la Division Eurocopter a baissé de 17,9 %, passant de 257 millions d’euros en 2006 à 211 millions d’euros en 2007, ce qui reflète principalement une correction de marge et une provision dans le cadre du programme NH90, pour un montant cumulé de (125) millions d’euros. La baisse de l’EBIT* a été partiellement compensée par un niveau record de livraisons (488 en 2007, comparé à 381 en 2006) avec un effet de mix favorable.
L’EBIT* de la Division Défense & Sécurité a baissé de 2,3 %, passant de 348 millions d’euros en 2006 à 340 millions d’euros en 2007, principalement du fait (i) de la modification de l’effet du pourcentage de consolidation relatif à MBDA en 2007, et (ii) d’effets positifs exceptionnels plus importants en 2006 (il s’agit essentiellement de plus-values supérieures, à hauteur de 121 millions d’euros). La baisse de l’EBIT* a été partiellement compensée par (i) de meilleures performances d’exploitation des Systèmes de Défense et de Communication, de l’Électronique de Défense et des Systèmes Aériens Militaires, et (ii) des coûts de restructuration inférieurs à ceux de 2006. À périmètre comparable, l’EBIT* de la Division Défense & Sécurité a augmenté de 6,9 % en 2007 comparé à 2006.
L’EBIT* d’Astrium a augmenté de 33,8 %, passant de 130 millions d’euros en 2006 à 174 millions d’euros en 2007, ce qui reflète principalement un accroissement de la part des services, et notamment de Paradigm Secure Communications Ltd., ainsi qu’une augmentation des volumes et une meilleure efficacité des processus dans le domaine des transports spatiaux. L’accroissement de l’EBIT* a été partiellement compensé par une baisse de l’activité satellites.
L’EBIT* des Autres activités a augmenté, passant de (288) millions d’euros en 2006 à 94 millions d’euros en 2007. L’EBIT* de 2006 reflétait principalement le poids de charges non récurrentes de pertes de valeur d’actifs et de provisions de restructuration enregistrées chez EADS Sogerma. a l’inverse, l’EBIT* est redevenu positif chez EADS Sogerma en 2007, tandis qu’il augmentait également chez ATR, EFW et Socata.
L’EBIT* du poste Siège social/Consolidation a baissé de 40,1 %, passant de 449 millions d’euros en 2006 à 269 millions d’euros en 2007, ce qui reflète principalement les (169) millions d’euros d’ajustement de consolidation au niveau du groupe relativement au programme A400M en 2007, qui contrastent avec l’ajustement positif de 286 millions d’euros en 2006. Voir « Aperçu d’ensemble — Évolutions importantes en 2006 et 2007 : programmes et restructuration ». La baisse de l’EBIT* a été partiellement compensée par une augmentation de la « Part des résultats des sociétés mises en équivalence » provenant de la participation d’EADS dans Dassault Aviation, incluant un rattrapage positif de 17 millions d’euros au titre des normes IFRS en 2007 (comparé à l’absence de rattrapage au titre des normes IFRS en 2006), ainsi que par un montant supérieur (soit 69 millions d’euros) des gains provenant de cessions immobilières et par la vente d’actions d’Embraer, pour un total de 46 millions d’euros.
2006 comparé à 2005. L’EBIT* consolidé d’EADS a baissé à 0,4 milliard d’euros en 2006 par rapport à 2,9 milliards d’euros en 2005. Cette diminution est principalement le résultat de la perte chez Airbus et des charges de dépréciation et de restructuration enregistrées chez EADS Sogerma. Elle a été légèrement compensée par une augmentation de l’EBIT* des quatre autres divisions opérationnelles d’EADS.
L’EBIT* d’Airbus est tombé à (0,6) milliard d’euros en 2006, alors qu’il était de 2,3 milliards d’euros en 2005, ce qui traduit essentiellement (i) des dépassements de coûts, des provisions et des charges de dépréciation enregistrées à l’occasion du programme A380, (ii) une provision pour pertes à terminaison enregistrée relativement au programme A400M, et (iii) une provision enregistrée pour le rachat d’engagements de livraison dans le cadre de commandes fermes pour l’ancien avion A350. Voir « Aperçu d’ensemble – Évolutions importantes en 2006 et 2007 : programmes et restructuration ». Les autres facteurs ayant contribué à la baisse sont (i) un impact négatif à hauteur d’environ (720) millions d’euros d’effets de change relatifs à (x) des taux moins favorables, d’une façon générale, des couvertures arrivées à échéance en 2006 par rapport à 2005 (sur la base du cours de conversion composé d’Airbus pour 2006, qui était de 1,10 €-USD, comparé à 1,04 €-USD en 2005) qui ont eu un effet négatif à hauteur de (820) millions d’euros, partiellement compensé par (y) un impact positif, à hauteur de 100 millions d’euros, de la réévaluation de certains éléments d’actif et de passif et d’autres ajustements de change, ainsi que (ii) un accroissement des frais de recherche et développement en 2006, à hauteur de 376 millions d’euros. La baisse de l’EBIT* a été partiellement compensée par une augmentation du nombre d’avions livrés (434 en 2006, contre 378 en 2005), ainsi que par des gains d’efficacité de l’exploitation résultant principalement du programme d’économies de coûts « Route 06 », pour un total d’environ 500 millions d’euros.
L’EBIT* de la Division Avions de transport militaire est passé de 48 millions d’euros en 2005 à 75 millions d’euros en 2006, ce qui reflète principalement l’impact de marge sur la constatation des revenus suite à la réalisation de cinq jalons dans le cadre du programme A400M en 2006 (ce qui comprend l’impact positif de 17 millions d’euros sur l’EBIT du décalage de reconnaissance des revenus pour un jalon au premier trimestre de 2006), contre un seul jalon seulement en 2005.
L’EBIT* de la Division Eurocopter a atteint à 257 millions d’euros en 2006, contre 212 millions d’euros en 2005, principalement grâce (i) au niveau record des livraisons (381 en 2006, contre 334 en 2005) avec un effet de composition favorable, (ii) aux progrès réalisés dans les programmes militaires et (iii) à l’augmentation des activités d’assistance à la clientèle. Cet impact de volume a été en partie compensé par (i) un effet négatif du dollar des États-Unis, (ii) des frais de vente et d’administration supérieurs suite à l’accélération de l’activité, et (iii) des coûts accrus de contrats de production relatifs au NH90.
L’EBIT* de la Division Défense & Sécurité s’est élevé à 348 millions d’euros en 2006 contre 201 millions d’euros en 2005, principalement du fait (i) de meilleures performances d’exploitation, (ii) de plus-values réalisées en 2006 pour un total de 127 millions d’euros (principalement sur la vente de LFK GmbH à MBDA), et (iii) d’une baisse des coûts de 58 millions d’euros en 2006 pour les projets d’avions sans pilote (« ASP »), qui ont eu en 2005 un impact négatif de 100 millions d’euros sur l’EBIT*. La hausse de l’EBIT* a été partiellement compensée par des coûts de restructuration supérieurs de 73 millions d’euros à ceux de 2005 et par des effets de périmètre.
L’EBIT* d’Astrium est passé à 130 millions d’euros en 2006 contre 58 millions d’euros en 2005, ce qui reflète principalement (i) une augmentation des volumes relative aux progrès réalisés dans la production d’Ariane 5, dans la livraison de missiles balistiques et dans les services Paradigm, et (ii) l’impact positif des gains de productivité résultant des efforts de restructuration des exercices antérieurs.
L’EBIT* des Autres activités a baissé de 117 millions d’euros par rapport à 2005, pour atteindre (288) millions d’euros. La baisse est due en premier lieu à des charges de dépréciation d’actifs et à des provisions pour restructuration enregistrées chez EADS Sogerma avant la vente au Groupe TAT en janvier 2007 de la participation résiduelle de 60 % dans Sogerma Services, ainsi que des actions des filiales Barfield et Sogerma Tunisie. EADS Sogerma a enregistré un EBIT* de (351) millions d’euros en 2006 (contre (237) millions d’euros en 2005), avec une perte d’exploitation sous-jacente de (96) millions d’euros en plus de ces charges de dépréciation et de ces provisions pour restructuration. La perte chez EADS Sogerma a été partiellement compensée par un EBIT* positif chez ATR, EFW et Socata.
L’EBIT* de la division Siège social/Consolidation est passé à 449 millions d’euros en 2006 contre 197 millions d’euros en 2005, traduisant principalement l’annulation dans la consolidation de la provision relative au programme A400M enregistrée chez Airbus. Voir « Vue d’ensemble — Évolutions importantes en 2006 et 2007 : programmes et restructuration ». Cette augmentation a été partiellement compensée par une baisse de la « part des résultats des sociétés mises en équivalence » découlant de la participation d’EADS dans Dassault Aviation, laquelle reflète l’absence de rattrapage en 2006 du bénéfice de Dassault Aviation en 2005 (contre un rattrapage de 64 millions d’euros constatée en 2005 pour les résultats de 2004).
Impact des cours de change sur l’EBIT*. Plus de 60 % des revenus consolidés d’EADS en 2007 étaient libellés en devises autres que l’euro. Étant donné la nature à long terme de ses cycles d’activité (confirmée par son carnet de commandes, qui s’étale sur plusieurs années), EADS couvre une portion importante de son risque net de change afin d’atténuer l’impact des fluctuations de change sur son EBIT*. Voir « Activités de couverture — Cours de change » et « Risques liés aux marchés financiers — Exposition au risque de change ». Outre l’impact des activités de couverture sur l’EBIT* d’EADS, ce dernier est également affecté par l’impact de la réévaluation de certains éléments d’actif et de passif au cours de clôture, par exemple les provisions pour pertes à terminaison, et par certains retraitements de change relatifs à l’ancien GIE Airbus, comme il a été rappelé ci-dessus.
En 2007, des couvertures de flux de trésorerie couvrant environ 16,3 milliards de produits libellés en dollars des États-Unis d’EADS sont arrivées à échéance. En 2007, le cours de change composé utilisé pour la comptabilisation des revenus couverts libellés en dollars des États-Unis était de 1,16 €-USD, contre 1,12 €-USD en 2006. Cette différence a entraîné une baisse de l’EBIT* d’environ (450) millions d’euros en 2006 par rapport à 2007, dont environ (400) millions d’euros chez Airbus. Cette baisse, associée à la réévaluation des provisions pour pertes à terminaison qui a eu un effet négatif à hauteur de (400) millions d’euros, a été partiellement compensée par l’impact positif de 667 millions d’euros, de la somme des gains sur les couvertures des livraisons initialement anticipées d’A380 arrivant à échéance et de l’augmentation d’un impact positif de la réévaluation de certains éléments d’actif et de passif et d’autres ajustements de change liés à l’ancien GIE Airbus.
En 2006, des couvertures de flux de trésorerie couvrant environ 14,7 milliards de revenus libellés en dollars des États-Unis d’EADS sont arrivées à échéance. En 2006, le cours de change composé utilisé pour la comptabilisation des revenus couverts libellés en dollars des États-Unis était de 1,12 €-USD, contre 1,06 €-USD en 2005. Cette différence a entraîné une baisse de l’EBIT* d’environ (900) millions d’euros en 2005 par rapport à 2006, dont environ (820) millions d’euros chez Airbus. Cette baisse a été partiellement compensée par l’impact positif de 100 millions d’euros de la réévaluation de certains éléments d’actif et de passif et d’ajustements de change chez l’ex-GIE Airbus.
Le tableau ci-dessous détaille le montant national des couvertures de change en place au 31 décembre 2007, ainsi que les cours moyens du dollar des États-Unis applicables à l’EBIT* correspondant.
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2008 |
2009 |
2010 |
2011 |
2012 |
2013 |
Total |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Total couvertures |
15,6 |
15,2 |
11,9 |
5,8 |
2,1 |
0,7 |
51,3 |
|
dont €-USD |
14 |
13,5 |
10,6 |
4,8 |
1,7 |
0,7 |
45,3 |
|
dont £-USD |
1,6 |
1,7 |
1,3 |
1,0 |
0,4 |
- |
6,0 |
|
Cours à terme (en USD) |
|
|
|
|
|
|
|
|
€-USD |
1,16 |
1,25 |
1,33 |
1,38 |
1,44 |
1,46 |
|
|
£-USD |
1,57 |
1,66 |
1,77 |
1,87 |
1,94 |
- |
|
Restructuration. Des charges de restructuration cumulées de (677) millions d’euros ont été enregistrées en 2007, comparé à (168) millions d’euros en 2006. En 2007, cela comprend des charges se rapportant principalement à (i) Airbus ((624) millions d’euros), ceci pour la mise en œuvre du plan Power8, et (ii) la Division Défense & Sécurité ((53) millions d’euros). Les coûts de restructuration à venir ont été inscrits en fin d’année en « Provisions », et en « Autres dettes d’exploitation ».
